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 Et un bon café tant qu'à faire?

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Ikeda Ryuichi
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MessageSujet: Et un bon café tant qu'à faire?   Ven 19 Oct - 0:23

À mes oreilles, Shibuya résonne presque encore de ses tumultueux sons diverses, du brouhaha constant qu’il était commun de croiser ici. L’activité de ce quartier avait jadis fait de celui-ci mon favori. Cesoird’hui, il avait malheureusement perdue de sa superbe et les créatures réellement humaines qui arrivaient à traîner ici n’étaient guère légion. Pas bête dans un sens. Le commun des mortels tenait à sa longévité. Pas de chance pour moi, j’imagine. Enfin, je n’étais pas vraiment affamé, mais je n’aurais pas refusé une victime. On ne sait jamais quand on retombera sur quelque chose de consommable après tout. Je ne peux guère me permettre de me laisser m’affaiblir dans ce genre d’univers. Une erreur ne se pardonne guère, coûte souvent la vie. Or, j’attache toujours un intérêt à ma pérennité. Un jour viendra le temps de m’abattre, je ne me fait guère d’illusions sur ce que je suis, ce que je deviendrai. J’ai trop de preuve, à commencer par cette créature qui se tortille en moi, lacérant mon esprit de ses envies bestiales, me poussant vers l’immoralité complète, vers l’oublie de l’humanité au profil de l’animal, du prédateur assoiffé de sang et de violence. Cependant, je suis déterminé à vivre encore un peu. Quelques années. Autant que je le pourrai sans pour autant m’égarer.

J’inspire lentement, plisse le nez. Un fin fumet de putréfaction me soulève étonnement l’estomac. Si l’odeur du sang me semble d’une attirance obsessionnelle, celle de la mort reste écœurante, déroutante. Et je ne l’avais jamais aussi bien perçu avant d’être vampire. Si cet odorat particulièrement fin me sert bien en général, elle a aussi ses mauvais côtés. Je m’avance à travers divers débris, les sens en alerte. Je peux croiser n’importe qui, n’importe quoi ici. Mes doigts se posent délicatement sur mon arme toujours attaché à ma ceinture, prêt à l’utiliser à n’importe quel instant. En général, je sens les créatures approcher assez tôt pour ne pas avoir de mauvaise surprise, mais ces êtres immondes des cieux et des enfers arrivent trop souvent à déjouer mes sens aiguisés. J’allonge légèrement le pas, discret, mais pas indétectable. Je sais que mes vêtements traînent une fine arôme de liquide carmin, que ma peau froide dégage quelques relents d’humanité, mais aussi un peu de la mort.

Je m’arrête une poignée de secondes devant un bâtiment, l’observant avec insistance. L’endroit, semble à première vue, inhabité. J’incline légèrement la tête sur le côté gauche, plisse les yeux, hume l’air de plus belle, mais je m’arrête rapidement. J’ai l’impression de montrer un spectacle bien animal et ça m’agace profondément. Je me bats contre ces réflexes qui ne cessent de se glisser à travers mes gestes. Je tressaille de nouveau, tourne la tête vers ma droite… Et m’engouffre rapidement dans le bâtiment. Quelque chose approche. Le vent m’a amené ses effluves de mortels. Peut-être s’agit-il d’une promesse de repas, mais je reste prudent. Lentement, je m’enfonce dans l’obscurité, m’y tapissant alors que mes yeux percent sans difficulté les ombres qui m’entourent. Soupirant légèrement, mon regard vague dans la pièce et je me tends… Parce que je déteste ces bouts de ma vie humaine dont je n’arrive plus à tirer des images clairs. Je sais que je suis déjà venu ici sans me souvenir pourquoi, quand, avec qui ou même comment. Je fronce les sourcils, cherchant dans mon crâne ces informations qui semblent perdu, mais pourtant doté d’un certain intérêt. Le lorgne les fenêtres briser, les petites tables rondes renversées, voir brisée. Je m’attarde sur une machine à café, jette un regard à ce qui reste du menu. Mais les souvenirs m’échappent, se glissant entre les serres de mon esprit tourmenté. Je serre les poings, m’entaillant les paumes. Une perle vermeille glisse le long de ma main serrée pour goutter par terre.

Ploc. Ploc. Ploc.

Je baisse les yeux vers le liquide… et desserre lentement les doigts, retirant mes ongles de ma chair pour regarder les traces laisser. Et puis quoi. Elles partiront bien assez rapidement ces meurtrissures.
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Ogawa Noah
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MessageSujet: Re: Et un bon café tant qu'à faire?   Dim 11 Nov - 2:37

Difficile....difficile...Non...plutôt tenace pour des foutus morts !! Passé la journée à en éradiquer...alors, que la nuit tombait, cet homme était quasi à bout de forces, à bout d'énergie. Comment en sont t-ils arrivés là, à ça ? Ce monde...arriveraient t-ils à le sauver ? Vu la tournure des évènements, il est clair que pour le moment, ce monde n'est plus la leur, aux humains. Juste cette pensée le fait incroyablement suer ! Ogawa Noah, un Myuru qui agit selon ses désirs, se bat quasi sans cesse jour après jour. Certes, si les morts-vivants sont faciles à éradiquer, les créatures surnaturelles, elles, étaient d'une puissance d'un tout autre niveau. Même lui, ne peut pas tenir tête à une de ces créatures. Devrait t-il devenir plus fort...encore plus fort ? Bien, si il veut protéger sa planète, sa race, il n'aura donc pas le choix. Mais comment le devenir ? Là est la question.

Levant les yeux vers le ciel après avoir éliminé le dernier zombie qui se mettait en travers de sa route, Noah soupira profondément. La nuit était finalement tombé. Il devrait trouver refuge pour passer la nuit. La nuit est le moment le plus dangereux pour lui, enfin, pour les humains. Plusieurs créatures inconnues,mais féroces sortent à ce moment. Vaut mieux trouver un endroit sécuritaire et récupérer ses forces jusqu'au lever du soleil. Et c'est ce que fit le sorcier après avoir rengainé son arme. Marchant calmement, restant toujours sur ses gardes, il chercha pendant une heure voir deux, une cachette. C'est alors qu'il trouva, au bout du compte, un bâtiment. Certes, quelque peu en ruines, mais cela ferait l'affaire. Après tout, il n'avait point le temps de faire le difficile, il devait dormir pour tout récupérer : force et énergie.

Doucement et silencieusement, Noah poussa la porte et entra à l'intérieur. Avant de s'y aventurer, il scruta les environs. Tables renversées, fenêtres brisés et une odeur quelque peu déplaisante. Après un moment, après s'être rassuré qu'il était bien seul, il s'avança, posa le pommeau de son arme sur le comptoir. Cet endroit...il le connaissait bien. N'était-ce pas le café où il avait rencontré ce magnifique garçon ? Pas de doute. Ce souvenir était toujours bien ancré dans sa mémoire. Un souvenir agréable et précieux.

Le sorcier se dirigea alors vers les étagères poussiéreuse et bordélique, histoire de fouiller un peu pour trouver quelque chose de potable à se mettre sous la dent. En y repensant, il n'avait pas mangé depuis ce matin. Peut-être était-ce dû à la fatigue ou à l'appétit qu'il n'avait remarqué une présence non loin de lui. Bon, faut dire aussi qu'il n'a pas la faculté de ressentir les aura ou les énergies de tout êtres vivants, ce qui est quand même un handicap.


- ...Rien....Tch. Il est devenu de plus en plus difficile de trouver de la nourriture.... se dit t-il alors à lui-même, toujours occupé à chercher.
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Ikeda Ryuichi
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MessageSujet: Re: Et un bon café tant qu'à faire?   Sam 17 Nov - 14:44

Trop proche. Je recule vers le fond du bâtiment, alerte et près à faire face à un nouveau péril. Un léger frémissement secoue ma carcasse, me tirant une petite mimique agacée. Je me retiens tout juste de m’enfoncer moi-même mon poing dans l’estomac, comme si ça pourrait peut-être calmer un peu cette excitation naissante en allant derechef filer un bon coup à cette bestiole. Malheureusement, elle est autrement plus psychologique que physique et je n’arriverais qu’à me blesser. Comme quoi l’idée de répandre moi-même mes propres tripes à la grandeur du carrelage sale n’à rien de particulièrement attrayant, car je soupire très légèrement avant d’éloigner un poing déjà fermer. Mon regard indifférent à la pénombre se fixa sur l’entrée, la fusillant sans répits. Je n’appréciais que bien modérément de me faire déranger et l’autre ne tarderait pas trop à en prendre connaissance. Je me fondis soigneusement dans un coin bien ombragé laissant l’autre se pointer en me contentant d’observer. Humant l’air, humain, de toute évidence où j’arrivais à percevoir un fin fumet de sang, toujours bien caché dans les veines, les artères et les capillaires. J’imaginais sans mal ce flux rouge, ce réseau de vie au goût métallique à travers le corps qui se mouvait non loin de moi. Je voyais sans mal les points mortels. Où frapper. Ou plonger mes crocs. Un niveau frisson me traversa tout le long du dos.

Mon regard d’acier s’aiguisa telle une lame prête à fendre la chair quand la voix de la potentielle voix me ramena brutalement sur terre. Mes yeux s’écarquillèrent laissant voir l’iris dans son intégralité. Je penchai la tête de côté, toute excitation retombé au profil d’un mélange de curiosité et d’étonnement. Je fis une légère moue… Avant que l’intégralité de mes quenottes n’apparaissent clairement entre mes lèvres exagérément étirées. Une fraction d’hésitation et je m’approchais discrètement, un masque plutôt moqueur étalé sur le visage.

- Holà, tu es dans un café, pas dans un supermarché. Faudra pas s’étonner trop.

Mon sourire arrive presque à doubler si c’est encore possible. Le regard moqueur, amusé. Comparé à lui, il m’est probablement exagérément facile de me remplir la panse. Au désagrément des autres, bien entendu. Mais bon, les prédateurs se soucies t’ils vraiment de la proie qu’ils s’apprêtent à écharper?

Non, bien entendu!

Mais lui? Est-ce vraiment une proie? J’en doute. Pas lui. Je crois que je ne serais pas vraiment capable de lui faire réellement du tord. Parce que bon… Je lui dois probablement simplement trop. Il à su sauver mon âme damné de la folie immédiate, m’a offert un répit que je n’aurais su me pourvoir seul. Et puis, ne faisais-t-il pas partie inconditionnellement de l’Avant? Lorsque j’étais humain? J’imagine que c’est un mélange des deux qui lui fait échapper à une attaque surprise en ce moment même. Parce qu’avoir été simplement… un humain, j’aurais fondu sur sa carotide et une fois la gorge béante, son sang giclant contre les murs… n’aurait-il pas eu plus de… 5 secondes de conscience avant de simplement s’écrouler, complètement offert? Bon, faut dire qu’avec ce type, il aurait bien été foutu d’évité l’attaque une demi seconde avant que je n’arrive à le toucher. Pour ensuite se la péter alors qu’il y aurait échappé belle! J’en aurais derechef grogné de déconvenue. Ça m’énervait un peu. Et c’était un peu bête quelque part! Au moins, ça lui avait évité d’être déjà mort, sa carcasse à moitié manger entrain de pourrir dans un coin sans jamais pouvoir espérer une tombe.

Les vies humaines ou encore celles de myurus… étaient tellement éphémères. Un fil dans l’éternité. Une frêle petite météorite se frottant un peu à l’atmosphère l’espace de quelques secondes.
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